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"Une idée, c’est un rêve
qui finit bien" La maxime du mouvement est poétique.
Les Idéoréalistes ont d'autres images tout aussi belles:
"l'esthétique de l'accomplissement", "le triptyque
de la liberté"; ou encore "la pensée d'avant
l'écriture". > Suite

"Médiévale" de Yvo Jacquier
Les Idéoréalistes veulent réhabiliter
l'esthétique, condamnée par l'art contemporain de
la fin du XXème siècle, ou dépourvue de son
sens par la machinerie commerciale. Leur premier constat est la
fin d'une époque qui a trop "tiré sur de vieilles
ficelles". Avant de fonder leur nouvelle école, ils
sont passés par celle des arts traditionnels! "Celle
des Institutions et ses motifs préfabriqués n'intéressent
que le contribuable qui en paie la facture".
Jacquier reste un artiste inclassable, pour lui
l’art se fait rencontre, d'où son désir permanent
d'aller vers les autres: "L'artiste est quelqu'un de voué
nécessairement au jugement, à la rencontre. L'art
pour soi même est une hérésie. De même,
l'exigence de l'artiste, sa rigueur, sont ses principaux atouts.
Je ne crois pas en l'artiste décalé, hors du monde
qui l'entoure. La peinture participe activement de la réalité
humaine et il n'y a pas de " microcosme artistique", à
l'écart du monde. L'état de surprise dissipé
on comprend un peu mieux ce peintre, musicien et poète dans
la création de son mouvement partagé avec ses amis
artistes Guillevic et Perroches. Peintre de la diversité
et aux influences multiples, Yvo Jacquier surprend par son audace
et son sens du mouvement. Son oeuvre, qu'il a entreprise il y à
25 ans, est à la mesure du personnage, sensible, drôle,
toujours surprenante.
La renaissance de Pont-Aven est bien
amorcée.
JEAN-BERNARD MOULIN

Yann-Fañch Perroches
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